Coworking et immobilier d’entreprise :

B’CoWorker à la table ronde du Synaphe à Angers 

Longtemps associé aux travailleurs indépendants et aux jeunes entreprises, le coworking s’impose désormais comme une composante à part entière de l’organisation du travail et de l’aménagement des territoires. Réunis à l’occasion d’une table ronde organisée par le Synaphe, professionnels du secteur, entrepreneurs et responsables politiques ont partagé un même constat : cette activité doit aujourd’hui être mieux identifiée, mieux comprise et encadrée par des règles adaptées à ses réalités. 

Introduite par Agnès Ramé, directrice générale de B’CoWorker, puis animée par la journaliste Juliette Cottin, cette table ronde a permis de revenir sur l’évolution du coworking, son rôle auprès des entreprises et ses effets sur les territoires. Elle a également posé une question centrale : comment donner un cadre plus clair à cette profession encore jeune, sans lui imposer une réglementation trop lourde ?  

Du bureau partagé à « l’hôtellerie du bureau » 

Simon Gérard, dirigeant de WeForge et président du collège des grands acteurs du coworking au sein du Synaphe, a ouvert les échanges en revenant sur l’évolution du secteur. 

Partager un espace de travail n’est pas nouveau, mais les attentes ont changé : on ne cherche plus seulement un bureau, mais aussi un réseau, une communauté et des services facilitant le quotidien. 

D’abord porté par des structures publiques, le secteur s’est professionnalisé avec l’arrivée d’opérateurs privés, élargissant l’offre (domiciliation, salles de réunion, animation de communauté, événements, bureaux opérés…). Les bureaux opérés séduisent particulièrement : l’entreprise dispose d’un espace prêt à l’emploi sans gérer les contraintes immobilières et logistiques — un modèle proche de « l’hôtellerie du bureau ». 

Cette évolution s’inscrit dans la montée du télétravail, qui est passé de 9 % des salariés en 2019 à 26 % en 2023 selon la Dares, transformant durablement les besoins des entreprises.

Un environnement qui favorise les rencontres et le développement 

Chez WeForge, le projet initial reposait sur un lieu sans bureaux individuels, entre incubateur et tiers-lieu. L’évolution des besoins a conduit l’entreprise à proposer davantage d’espaces privatifs pour accueillir des structures et équipes de tailles variées. 

Au-delà des mètres carrés, l’apport principal du coworking réside dans les interactions qu’il permet : rencontres informelles et proximité avec d’autres entrepreneurs font émerger collaborations et solutions concrètes, créant progressivement un écosystème professionnel. 

Virginie Beurton – Le Mignon, directrice générale d’Ageval et ancienne coworkeuse, a rappelé qu’un espace de coworking réunit souvent une grande partie des compétences utiles au développement d’une entreprise (communication, droit, gestion, RH, numérique, financement), accessibles via des relations de confiance construites dans la durée. 

Le coworking offre enfin une réelle agilité immobilière : agrandir rapidement ses équipes, tester un marché ou réduire sa surface occupée ; une flexibilité qui constitue une alternative aux engagements immobiliers traditionnels, souvent difficiles à assumer pour une structure en création ou en transformation. 

Le coworking comme accompagnement entrepreneurial indirect 

Damien Pierre, dirigeant de Delivagri, a partagé son expérience d’entrepreneur ayant choisi la domiciliation et un environnement professionnel dès le lancement de son activité. 

Son témoignage défend une vision directe de l’entrepreneuriat : assumer des charges et investir dans des services professionnels pousse un dirigeant à confronter plus rapidement son projet au marché. 

Pour lui, l’entreprise se développe d’abord au contact d’autres entreprises : son installation dans un espace de coworking lui a permis de rencontrer les bons interlocuteurs et de bénéficier de conseils. 

Le coworking offre ainsi un accompagnement moins institutionnel : sans parcours préétabli, l’entrepreneur observe, échange et sollicite directement les membres de son environnement. Une démarche qui demande d’être proactif, mais qui permet des conseils particulièrement ancrés dans la réalité du terrain. 

 

Des espaces au service des territoires 

Les échanges ont aussi porté sur le rôle des pouvoirs publics. Pour Virginie, leur intervention doit avant tout répondre à l’intérêt général. 

Acteurs publics et privés n’ont pas vocation à s’opposer : les collectivités peuvent observer les initiatives existantes, accompagner leur développement et favoriser une offre plurielle adaptée aux besoins du territoire. 

Olivier Véran, ancien premier ministre, a insisté sur cette complémentarité : plutôt que d’opposer initiative publique et privée, il s’agit de reconnaître l’utilité sociale, économique et territoriale des projets. Un opérateur privé contribuant lui aussi à l’intérêt général via l’emploi, le lien social et la vitalité d’un territoire. 

Simon Gérard a cité l’exemple de Cholet, où l’installation d’un centre de coworking en cœur de ville a participé à la redynamisation du quartier, bien accueillie par les commerçants : l’arrivée quotidienne de travailleurs soutient la consommation locale et redynamise certains secteurs. 

Cette contribution doit toutefois s’inscrire dans la durée : pour un véritable essor territorial, les espaces doivent aussi aider les entreprises à s’implanter durablement, se développer et recruter localement.

Des implantations complémentaires selon les modes de vie 

Il n’existe pas un modèle unique de coworking. 

Les implantations en centre-ville répondent notamment aux attentes des entreprises souhaitant attirer de jeunes talents ou de salariés utilisant les transports en commun et les mobilités douces. Elles participent également à la fréquentation des commerces et services urbains. 

Les espaces situés en périphérie ou dans les territoires ruraux répondent à d’autres usages. Ils peuvent réduire les déplacements domicile-travail, rapprocher l’activité professionnelle des lieux de vie et apporter une solution aux actifs dont les contraintes familiales ou géographiques rendent les trajets quotidiens plus difficiles. 

B’CoWorker illustre bien cette logique, avec une implantation déployée sur l’ensemble du territoire, au plus près des besoins locaux.  

Une réponse aux enjeux écologiques et sociaux 

Le développement du travail hybride place le coworking au croisement des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. 

Les transports étant l’un des premiers postes d’émissions de gaz à effet de serre en France, créer des lieux professionnels proches des lieux de résidence peut limiter certains déplacements, à condition de s’intégrer à une stratégie cohérente d’aménagement et de mobilité. 

Le coworking répond aussi à l’isolement qui touche jeunes, seniors et actifs. « Nous avons besoin d’une société du lien », a souligné Olivier Véran : les espaces de travail partagés offrent des lieux de rencontres réguliers, en dehors du domicile et de l’entreprise traditionnelle. 

Ils contribuent ainsi, à leur échelle, à la résilience des territoires et à de nouvelles formes de sociabilité professionnelle. 

Vers une reconnaissance nationale du métier et de la profession 

À l’approche des échéances nationales, le Synaphe veut porter les enjeux du coworking sur la scène politique. 

Le secteur reste difficile à appréhender statistiquement, ses activités relevant de nombreux codes NAF. Un code spécifique permettrait de mieux identifier les opérateurs et de faire reconnaître leur métier. 

Le Synaphe demande notamment : 

  • préserver la liberté d’action nécessaire aux opérateurs ; 
  • mieux intégrer le coworking aux politiques publiques et aux stratégies territoriales ; 
  • reconnaître son rôle en matière de productivité, de confort et de sécurité pour les salariés accueillis ; 
  • établir une fiscalité cohérente, notamment concernant la cotisation foncière des entreprises ; 
  • améliorer la connaissance de ces espaces auprès des services départementaux d’incendie et de secours ; 
  • simplifier la classification administrative de l’activité ; 
  • professionnaliser les pratiques, notamment dans le domaine très réglementé de la domiciliation. 

L’objectif n’est donc pas de réclamer une réglementation rigide, mais de construire un cadre facilitateur, lisible et adapté aux réalités du terrain. Celui-ci doit protéger les utilisateurs, sécuriser les activités et distinguer les véritables opérateurs des structures se limitant à proposer des adresses de domiciliation sans services réels. 

Structurer aujourd’hui le travail de demain 

En quelques années, le coworking est passé du statut de pratique émergente à celui de véritable outil au service des entreprises et des territoires. 

Bureaux, services, réseau, flexibilité immobilière, mobilité, accompagnement entrepreneurial et lien social : ses fonctions sont désormais multiples. Cette richesse explique aussi la difficulté à faire entrer le secteur dans les catégories administratives traditionnelles. 

La table ronde du Synaphe aura permis de faire émerger une ligne commune : la profession a besoin d’être reconnue et structurée, mais sans perdre l’agilité qui constitue précisément sa force. 

Pour les acteurs du coworking comme B’CoWorker, cette reconnaissance représente une étape essentielle afin de poursuivre le développement de lieux utiles, pérennes et pleinement intégrés à la vie économique locale. 

QUESTIONS FRÉQUENTES :

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Agences spécialisées, plateformes en ligne ou réseau professionnel sont des pistes classiques. Mais la solution la plus rapide et flexible reste le coworking : avec B’CoWorker, présent dans une vingtaine de villes, vous accédez à des bureaux prêts à l’emploi, sans délai ni engagement long terme. 

L’immobilier d’entreprise regroupe les biens à usage professionnel : bureaux, locaux commerciaux, entrepôts, ateliers. Le coworking en fait partie, avec une approche plus souple : un espace opéré et clé en main, services inclus, comme le proposent les centres B’CoWorker. 

La rentabilité dépend de l’emplacement, de la durée d’engagement et des coûts de gestion. Le coworking se démarque en évitant les coûts cachés (travaux, mobilier, charges) et en ajustant la surface aux besoins réels. Chez B’CoWorker, cette flexibilité maîtrise les coûts sans immobiliser de capital. 

Avant de s’engager, mieux vaut évaluer ses besoins réels en surface, sa flexibilité future et son budget global (charges, services, équipements). Le conseil le plus simple : privilégier une solution évolutive comme le coworking, qui permet d’ajuster son espace sans contrainte immobilière lourde. B’CoWorker accompagne chaque entreprise dans ce choix, selon son activité et sa croissance. 

Oui, car il transforme un investissement immobilier lourd en dépense maîtrisée et flexible. Plutôt que d’immobiliser du capital dans des travaux ou du mobilier, l’entreprise investit directement dans son activité. Avec B’CoWorker, cet investissement inclut aussi un réseau professionnel et des services mutualisés à forte valeur ajoutée. 

Oui, B’CoWorker est présent dans toutes ces villes, ainsi que dans une vingtaine d’autres à travers la France. Chaque centre propose des bureaux prêts à l’emploi, des services professionnels complets et un réseau d’entrepreneurs local, pour s’implanter facilement où que vous soyez.